Si l’été est souvent associé à la gestion des fortes chaleurs, il constitue également une période de vigilance accrue en matière de prévention du risque infectieux. Vaccination, surveillance des infections émergentes et lutte contre les moustiques vecteurs de maladies doivent faire partie des priorités des établissements.
1. Anticiper la campagne de vaccination contre la grippe
Les commandes de vaccins destinés aux résidents pour la prochaine campagne antigrippe (automne) doivent idéalement avoir été passées auprès des pharmacies d’officine avant le début de l’été. Cela permet au pharmacien de sécuriser les quantités nécessaires auprès de son grossiste-répartiteur. Important : pour les résidents d’EHPAD, il faut s’assurer de commander des vaccins Grippe Haute Dose (HD) ou adjuvantés, l’un ou l’autre type de vaccin étant à utiliser préférentiellement chez les personnes ≥ 65 ans par rapport aux vaccins à dose standard, conformément aux recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) et de la Société Française de Gériatrie et Gérontologie (SFGG).
Cette anticipation permet de sécuriser l’organisation de la prochaine campagne vaccinale.
La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande la mise en place d’une obligation vaccinale annuelle contre la grippe pour les professionnels de santé, ainsi que pour les professionnels travaillant auprès de personnes particulièrement vulnérables.1 La HAS préconise un déploiement prioritaire dans les EHPAD et les USLD, où les résidents sont particulièrement exposés aux formes graves de la grippe. Elle recommande également une mise en œuvre progressive sur deux ans, afin de faciliter l’appropriation et la faisabilité de cette mesure sur le terrain.
2. Faire le bilan de la campagne de rappel Covid
La campagne de rappel de printemps étant terminée, il est important de disposer d’un état des lieux des résidents vaccinés.
Ce suivi permet d’identifier les éventuelles situations à risque (rappels non faits) et d’adapter les stratégies de prévention au sein de l’établissement, ainsi que de se tenir prêt pour la prochaine campagne de rappel.
3. Renforcer la lutte antivectorielle
Du 1er mai au 30 novembre, la surveillance des arboviroses est renforcée en France.
Face à l’augmentation des cas importés de dengue et de chikungunya, les établissements doivent maintenir une vigilance particulière :
- Supprimer les eaux stagnantes susceptibles de devenir des gîtes larvaires ;
- Sensibiliser les équipes aux signes évocateurs des arboviroses ;
- Intégrer cette thématique au Plan Bleu et aux échanges en comité de direction ;
- Assurer un signalement rapide des cas suspects selon les procédures en vigueur.
4. Le rôle du médecin coordonnateur
Au-delà de la vaccination elle-même, l’information, la communication et le partenariat avec les familles et les médecins traitants seront essentiels à la réussite de cette démarche.
Le médecin coordonnateur joue un rôle central : il contribue à la diffusion des recommandations, à la coordination des équipes et à l’organisation des actions de prévention.
Son rôle est essentiel pour transformer les recommandations nationales en mesures opérationnelles adaptées à chaque établissement, mais aussi pour créer le dialogue avec les différentes parties prenantes.
Les temps d’échange comme les Conseils de la Vie Sociale (CVS) ou les Commissions de Coordination Gériatrique (CCG) sont ainsi de véritables leviers pour :
- informer et sensibiliser les résidents et leurs familles ;
- répondre aux interrogations et lever les freins ;
- échanger avec les médecins traitants et favoriser leur implication ;
- coordonner les actions avec les équipes de l’établissement ;
- construire une démarche de prévention partagée et adaptée au terrain.
Le médecin coordonnateur est donc un véritable trait d’union entre les recommandations nationales, les équipes, les familles et les médecins traitants.
5. Koord aux côtés des médecins coordonnateurs et des établissements
Chez Koord, nous accompagnons au quotidien les médecins télécoordonnateurs et les EHPAD dans la mise en œuvre des recommandations de prévention du risque infectieux.
Au-delà de l’expertise médicale, cet accompagnement se traduit par des outils opérationnels, des supports de formation, des protocoles, ainsi qu’un appui à la coordination avec les équipes soignantes et les directions d’établissement.
Notre objectif est de permettre aux médecins télécoordonnateurs de se concentrer sur leur mission tout en facilitant le déploiement des bonnes pratiques de prévention sur le terrain.
Face à des enjeux sanitaires en constante évolution, l’accompagnement, l’anticipation et le partage d’expertise sont des leviers essentiels pour renforcer la sécurité des résidents et soutenir les professionnels.
6. La prévention, un engagement quotidien
La prévention du risque infectieux ne se limite pas aux périodes épidémiques. Elle repose sur une vigilance constante, une bonne coordination entre les professionnels et une anticipation des risques.
En renforçant dès aujourd’hui les actions de prévention, les EHPAD protègent durablement leurs résidents les plus vulnérables.
Source: Grippe saisonnière : évaluation de la pertinence d’une obligation vaccinale HAS 09/07/26